Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, enfin !!! Finis les impératifs scolaires ; mémoire rendu, derniers cours effectués, une vie étudiante sur le point de s’achever et, surtout, du temps pour vous raconter mes dernières pérégrinations.
Dans l’ordre chronologique, il y a un mois et demi, je suis allée visiter un « Ninja village ». En gros, une reconstitution d’un village où s’entrainaient des ninjas pendant la période Edo. C’était sympa mais pas de quoi fouetter un chat, la plus grande attraction étant la maison-ninja et ses multiples passages secrets et fausses portes.
Ensuite, il y a 3 semaines, je suis retournée à Tokyo, 3 ans pile après mon premier séjour là-bas. J’y ai donc revu ma famille d’accueil qui m’avait hébergée alors que je suivais des cours de japonais à l’Ecole de Langues de Tokyo. Retrouvailles donc autour d’un diner « barbecue coréen », à faire griller de l’estomac, de la langue et du cœur de bœuf (pas vraiment ce que je préfère mais j’ai été surprise par la langue et par le cœur ; ça se mange bien en fait… Et j’ai appris ce soir là que les vaches ont 4 estomacs !).
Le séjour s’est poursuivit avec des balades dans les quartiers animés de Tokyo : Harajuku, Shibuya, Shinjuku. Petite croisière de Asakusa jusqu’à Roppongi, en passant juste à coté du Sky Tree, nouvelle plus grande tour de Tokyo, actuellement en construction. A Asakusa, j’ai réalisé un de mes rêves : acheter la glace traditionnelle japonaise appelée « kakigoori ». En gros, juste de la glace pilée recouverte du sirop de votre choix (Yep, mes « rêves » sont plutôt simplets !). Choisissez celui à la fraise pour vous faire une bouche toute rose comme Chiyo dans « Mémoires d’une geisha ».
Et, enfin, ascension du Mont Fuji ! J’étais un peu réticente à le faire car j’avais entendu dire qu’il y avait beaucoup d’affluence et, qu’en gros, l’ascension se faisait à la queuleuleu des autres randonneurs ; pas vraiment l’idée que je me fais d’un bon moment en montagne. Et en fait, en y allant un lundi, mon chéri et moi n’avons croisé que peu de randonneurs et nous avons ainsi pu profiter pleinement des incroyables paysages que Fuji-San offre.
Enfin, pour ceux qui ne le savent pas, le thème de mon mémoire portait sur les sumos. Ou plutôt, je réalisais une étude afin de comprendre pourquoi les tournois de sumo sont de moins en moins populaires au Japon alors que c’est sensé être le sport national ici. Il me fallait donc assister au moins une fois à un tournoi. Mission accomplie la semaine dernière ; ma tutrice de mémoire m’a emmenée voir la finale du tournois de juillet, à Nagoya. C’était juste époustouflant. Chaque combat ne dure que quelques secondes mais la violence et la force qui se dégagent entre les lutteurs sont juste stupéfiantes. Les rituels shinto avant chaque combat vous projettent des centaines d’années en arrière et vous rendent étrangement solennel. Il y a même des moments amusants quand, déçus par l’issue d’un match, les spectateurs lancent en l’air les coussins sur lesquels ils sont assis pour manifester leur mécontentement !
Enfin bref, avec tout ça, je pense que je peux quitter le Japon avec le cœur léger. Il me reste encore une petite semaine pour en profiter donc peut-être aurai-je l’occasion d’ajouter un dernier article avant de finalement prendre l’avion et dire au revoir au Japon…









































