Sur le départ…

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, enfin !!! Finis les impératifs scolaires ; mémoire rendu, derniers cours effectués, une vie étudiante sur le point de s’achever et, surtout, du temps pour vous raconter mes dernières pérégrinations.  

Dans l’ordre chronologique, il y a un mois et demi, je suis allée visiter un « Ninja village ». En gros, une reconstitution d’un village où s’entrainaient des ninjas pendant la période Edo. C’était sympa mais pas de quoi fouetter un chat, la plus grande attraction étant la maison-ninja et ses multiples passages secrets et fausses portes.

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Ensuite, il y a 3 semaines, je suis retournée à Tokyo, 3 ans pile après mon premier séjour là-bas. J’y ai donc revu ma famille d’accueil qui m’avait hébergée alors que je suivais des cours de japonais à l’Ecole de Langues de Tokyo.  Retrouvailles donc autour d’un diner « barbecue coréen », à faire griller de l’estomac, de la langue et du cœur de bœuf (pas vraiment ce que je préfère mais j’ai été surprise par la langue et par le cœur ; ça se mange bien en fait… Et j’ai appris ce soir là que les vaches ont 4 estomacs !).

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Le séjour s’est poursuivit avec des balades dans les quartiers animés de Tokyo : Harajuku, Shibuya, Shinjuku. Petite croisière de Asakusa jusqu’à Roppongi, en passant juste à coté du Sky Tree, nouvelle plus grande tour de Tokyo, actuellement en construction. A Asakusa, j’ai réalisé un de mes rêves : acheter la glace traditionnelle japonaise appelée « kakigoori ». En gros, juste de la glace pilée recouverte du sirop de votre choix (Yep, mes « rêves » sont plutôt simplets !). Choisissez celui à la fraise pour vous faire une bouche toute rose comme Chiyo dans « Mémoires d’une geisha ».

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Et, enfin, ascension du Mont Fuji ! J’étais un peu réticente à le faire car j’avais entendu dire qu’il y avait beaucoup d’affluence et, qu’en gros, l’ascension se faisait à la queuleuleu des autres randonneurs ; pas vraiment l’idée que je me fais d’un bon moment en montagne. Et en fait, en y allant un lundi, mon chéri et moi n’avons croisé que peu de randonneurs et nous avons ainsi pu profiter pleinement des incroyables paysages que Fuji-San offre.

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Enfin, pour ceux qui ne le savent pas, le thème de mon mémoire portait sur les sumos. Ou plutôt, je réalisais une étude afin de comprendre pourquoi les tournois de sumo sont de moins en moins populaires au Japon alors que c’est sensé être le sport national ici. Il me fallait donc assister au moins une fois à un tournoi. Mission accomplie la semaine dernière ; ma tutrice de mémoire m’a emmenée voir la finale du tournois de juillet, à Nagoya. C’était juste époustouflant. Chaque combat ne dure que quelques secondes mais la violence et la force qui se dégagent entre les lutteurs sont juste stupéfiantes. Les rituels shinto avant chaque combat vous projettent des centaines d’années en arrière et vous rendent étrangement solennel. Il y a même des moments amusants quand, déçus par l’issue d’un match, les spectateurs lancent en l’air les coussins sur lesquels ils sont assis pour manifester leur mécontentement !

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Enfin bref, avec tout ça, je pense que je peux quitter le Japon avec le cœur léger. Il me reste encore une petite semaine pour en profiter donc peut-être aurai-je l’occasion d’ajouter un dernier article avant de finalement prendre l’avion et dire au revoir au Japon…

Gulu gulu style

Un mois déjà que je suis de retour au Japon. Premiers constats : la situation ici est normale, j’ai pas mal de boulot et, surtout, en reprenant les cours avec un mois de retard, j’ai raté la floraison des cerisiers…

A défaut donc d’avoir pu prendre de belles photos de cerisiers en fleur, je me suis essayée à quelques expériences gustatives (à éviter si vous venez au Japon).

  • Les superettes japonaises regorgent de gourmandises. Néanmoins, attention… Ce qui  à vos yeux d’occidentaux peut  sembler être une brioche à la pistache, fourrée au chocolat est en fait une brioche au thé vert (dont les japonais raffolent) fourrée à la pâte de haricots rouges (dont les japonais raffolent également). Si vous n’êtes pas très aventureux et que vous n’aimez pas les mauvaises surprises, évitez donc tous ces gros pains ronds, dont la garniture est parfois hummmm, inattendue !

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  • Ensuite, il y a ces spécialités nippones surprenantes, que vous découvrez au détour d’un marché alimentaire et ces promesses stupides que vous faites à un petit frère trop mignon auquel vous ne pouvez dire non. J’ai donc « gouté » la « sucette de poulpe », chaperonnée et encouragée par la mamounette, de passage au Japon il y a quelques semaines. En gros, un petit poulpe, à la cervelle évidée et remplacée par un œuf de caille, trempé dans une sauce sucrée le rendant luisant puis empalé sur un cure-dents…. berrrrk !

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  • Et puis, il y a les « Potatornado » ou la version japonaise des frites à la française ! Je n’ai pas pris beaucoup de risque en goutant à cette étrange brochette, c’était juste pour le côté artistique de la Potatooooornadooo !

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Vous devez vous demander quel est le rapport de tout ça avec le titre… ? Aucun ! Le Gulu gulu style, c’est comment se retrouver à faire des exercices d’étirement en plein cours de japonais. Cela avait bien sur un but pédagogique. Nous étions en train d’étudier comment dire « en haut, en bas, à droite, à gauche, devant, derrière … ». La professeur, pour une mise en pratique, nous a fait nous lever et nous a demandé de bouger nos bras selon le vocabulaire qu’elle employait. En bonus, nous avons appris l’onomatopée « gulu gulu » que les japonais utilisent lorsqu’ils font tourner quelque chose. Quand vous faites « gulu gulu » avec vos bras, il s’agit donc de les faire tournoyer devant vous.

Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés, chacun notre tour, à commander les mouvements de bras de nos camarades sous l’œil amusé de notre enseignante (heureusement, nous ne sommes que 4 étudiants !). Je vous laisse imaginer la scène. Quatre étudiants, debout derrière leur bureau, à bouger leurs bras en haut, à droite , derrière et gulu gulu gulu gulu, en bas, à gauche, devant, gulu gulu gulu …

Aussi étrange que cela m’ait semblé en classe, la danse du gulu gulu est plus ou moins monnaie courante ici. Je ne dis pas que les japonais se mettent à gulu guluter au beau milieu de la rue mais, tous les matins, j’avais déjà pu remarquer que les ouvriers travaillant à l’usine Panasonic juste en face de mon immeuble, s’échauffent de la même manière, en groupe alors qu’un coach les supervise.

Pas de quoi se sentir embarrassé donc, les japonais ont le gulu gulu dans la peau :)

Sashiburi (long time no see) !

Bonjour Bonjour, ça fait bien longtemps ! Je culpabilise un peu de ne rien avoir posté depuis de nombreuses semaines mais après mon séjour aux Philippines, je suis rentrée en France et me suis sérieusement mise à bosser mes deux mémoires. Pas de quoi rédiger des articles de blog donc (ou du moins, pas tout de suite… !) Bref, tout ça pour dire que  je n’ai pas vécu la triple catastrophe tremblement de terre – tsunami – risque nucléaire ou, du moins, seulement à distance, en France. Le jour du séisme, le téléphone à la maison n’a pas arrêté de sonner ; appels de la famille et des amis ne sachant pas que j’étais rentrée et s’inquiétant à mon sujet. Le fait est que, même si j’avais été au Japon à ce moment là, il y aurait eu peu de raisons de s’inquiéter. Certes, la catastrophe au Japon est réelle et les pertes humaines et matérielles sont dramatiques. Tokyo a pendant quelques temps eu des difficultés d’approvisionnement alimentaire et les Tokyoïtes doivent encore faire attention à leur consommation d’électricité pour éviter tout black out. Mais le fait est que le reste du Japon « fonctionne » normalement. Le tremblement de terre ne s’est pas propagé dans tout le Japon et il n’a même pas été ressenti dans la région du Kansaï, où j’étudie. J’aimerais donc temporiser la vision post apocalyptique des journaux télévisés français qui effrayent à outrance la population française. Pas étonnant qu’ensuite les pharmacies soient vidées de leurs capsules d’iode… Alors oui, le Japon a été durement touché, mais la vie continue, les cours ont repris normalement dans la plupart des universités. Seul changement apparent : la disparition des étudiants étrangers… Au second semestre à Ritsumeikan, une quinzaine de nouveaux étudiants étrangers devaient faire leur arrivée : seulement deux sont présents. Une amie de l’EM Strasbourg qui devait rester un an a été contrainte par son école de rentrer, sans quoi elle devait signer une feuille de décharge. Mon école également, selon un principe de précaution, s’oppose à ce que je retourne au Japon, ou du moins, pas tout de suite. Je comprends ce principe de précaution et j’avoue aussi ne pas être très rassurée par la centrale de Fukushima mais je me demande si toute cette psychose est fondée et nécessaire. En tout cas, je pense que nous pouvons tous saluer et prendre exemple sur la civilité, le calme, la solidarité, cette volonté dont fait preuve le Japon de vouloir aller de l’avant et de tout reconstruire. Pas de grands atermoiements même si énormément de tristesse masquée par la pudeur nippone. Mes pensées sont donc là-bas et j’espère que les étrangers y feront rapidement leur retour, meilleur moyen de montrer leur soutien au peuple japonais.

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Changement de sujet pour vous parler de… la Suède ! Et oui, je n’ai pas tout à fait dit la vérité lorsque j’expliquais que je ne faisais que travailler sur mes mémoires. Je me suis aussi accordé quelques jours de vacances en Suède où j’ai rendu visite à mon amoureux. Destination : Göteborg. La vue de l’hublot de l’avion donne tout de suite la tendance : des lacs gelés, des forêts de conifères, des maisons en bois rouges, bleues, blanches, vertes ; bref, c’est joli. C’est sur, il ne fait pas bien chaud mais suffisamment pour mettre le nez dehors et visiter Göteborg. Et il y a plein de choses à faire : déjà le parc d’attractions Liseberg pour ceux qui aiment les montagnes russes, beaucoup de musées dont Universeum (aquarium et forêt tropicale), opéra, théâtre, la grande roue du port, … Et sinon, la ville est tellement agréable et jolie avec ses bâtiments de briques rouges que s’y balader suffit amplement au dépaysement. Il est aussi possible de partir en bateau et d’aller visiter les petites îles aux alentours. Là-bas, pas de voitures, ou très peu mais des ferrys qui remplacent les bus pour faire la navette entre Göteborg et les îles. Pour encore plus de dépaysement, pas besoin d’aller bien loin. A 40 minutes de Göteborg, Åsa (prononcez « Ossa »), petit village de bord de mer, parfait pour se ressourcer et être au calme.

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Voilà pour les nouvelles ! (oui, ma conclusion est pourrie mais cet article commence à être long et je n’ai pas de jolie formule qui me vienne en tête pour conclure).

A+ donc !

Siquijor

Le matin du 7ème jour, nous embarquons sur un bateau de pêcheur pour aller sur la charmante île de Siquijor. En route, nous avons la chance de recroiser les dauphins ainsi que des poissons volants !

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Je n’avais plus d’espace sur la carte mémoire de mon appareil photo donc vous verrez peu de photos de Siquijor mais, croyez-moi, cette île vaut le détour. De nouveau, une nature luxuriante et magnifique comme le démontrent les cascades de Cambugahay, la paradisiaque plage de Salagdoong, le parc national et la serre aux papillons. Tous ces endroits n’ont pas été faciles d’accès mais il est possible de louer une moto pour environ 6€ par jour et ainsi ne plus dépendre des chauffeurs de tricycles qui ont un peu tendance à entourlouper les touristes.

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Bref, cet endroit est un paradis à condition de ne pas être trop regardant sur son confort: les coupures d’électricité sont courantes,il n’y a que de l’eau froide et il faut tirer la chasse d’eau soit-même (avec une petite bassine d’eau ^^). C’est rustique mais du coup, vous profitez du reste d’autant mieux :)

Après trois jours à Siquijor, il est temps d’aller à Dumaguete d’où notre avion décolle. Changement complet de décor ! Dumaguete est une grosse ville très animée, avec beaucoup de commerces, des buildings et même un grand centre commercial à l’américaine. Adieu les palmiers, bonjour les policiers armés à tous les coins de rue… Pourquoi autant de policiers ? Mesure de prévention contre les hold-up qui sont apparemment monnaie courante ici…

Peu importe, ce voyage était fantastique et je ne retiendrai surement pas cette dernière information sur les Philippines. Mais je garderai en mémoire à quel point la population était chaleureuse, à toujours lancer un joyeux bonjour lorsqu’elle voyait une moto transportant deux étrangers se baladant au petit bonheur la chance. Je retiendrai tous ces paysages à couper le souffle, la cuisine philippine délicieuse et complètement abordable même en étant étudiant, les mangues, les noix de coco, et tant d’autres encore qu’il me serait trop long de tout citer. En résumé, c’était le pied !

Siquijor
Album: Siquijor

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Bohol et Panglao

Après deux jours de détente à Argao, il était temps d’aller découvrir un peu plus les Philippines. Direction l’île de Bohol que nous rejoignons en ferry, puis la petite île de Panglao, en mini-van.

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 Le paysage autour de nous ne change pas vraiment : toujours autant de palmiers et de petites bicoques. Néanmoins, lorsque nous décidons de passer notre premier après-midi sur Panglao à la longue plage de sable blanc d’Alona, le décor est complètement différent. Des touristes, partout ! Mis à part les teneurs des restaurants et les masseurs ambulants, pas un seul philippin ne se baigne sur Alona. La plage est belle mais ça fait bizarre de se savoir aux Philippines sans philippins autour.

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Le lendemain, visite de Bohol. Au programme les « Chocolate Hills », le Tarsier, drôle de petite singe aux grands yeux, sautant comme un kangourou et aux mains « ventouseuses » comme celles d’une grenouille. Puis déjeuner sur un bateau flottant et autres spots apparemment incontournables comme la forêt tropicale et le pont suspendu de Bohol. Honnêtement, beaucoup d’attrape-touristes. Mais bon, c’est joli !

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Le troisième jour, départ de l’hôtel à 6h du mat’ pour aller voir les dauphins. Après une demi-heure de bateau, nous nous retrouvons au milieu de l’océan avec une bonne dizaine d’autres bateaux de pêcheurs, tentant de repérer les ailerons tant attendus. A peine le groupe de dauphins aperçu, tous les bateaux se ruent dans leur direction afin d’avoir la meilleure vue. Moi qui m’imaginais pouvoir nager avec eux, les va et vient des bateaux rendent la chose impossible et dangereuse. Et de toute façon, il semblerait qu’être en contact avec un dauphin puisse être dangereux. Saviez-vous par exemple que la race de Flipper le dauphin est une des plus agressives et que des cas d’harcèlement sexuel, (ne me demandez pas comment cela est possible), d’attaques, de morsures et de dauphins entrainant des nageurs jusqu’à la noyade ont été recensés. De quoi vous faire passer l’envie de faire trempette avec eux donc ! Après ça, direction une petite île entourée de coraux et au fond marin très riche. Vous avez vu Némo, l’endroit où il vit ? (pas quand il est dans l’aquarium bien sur). Et bah, c’était pareil. Et accessible juste en masque et tuba. Après ça, farniente sur une autre île faite juste de sable blanc et de quelques cocotiers en son centre. Ahhhhh (de contentement).

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Mais c’est déjà l’heure d’aller autre part. Prochaine étape : l’île de Siquijor…

Bohol et Panglao
Album: Bohol et Panglao

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Arrivée aux Philippines

Quel fouillis bruyant et coloré sont les Philippines. Du moins, c’est ma première impression. A peine sortis de l’aéroport de Cebu, mon amoureux et moi nous faisons alpaguer par les chauffeurs de taxi. Parfait, nous en avions justement besoin pour rejoindre Argao, première étape de notre voyage et ville de départ du ferry rejoignant l’île de Bohol, notre seconde destination.

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C’est parti donc pour deux heures de voiture et de serrage de fesse tellement la route ici est une jungle. Camions, voitures, scooters, tricycles motorisés, mini-van multicolores se doublent allègrement en ignorant l’engin arrivant en face. Puis, d’un coup, la circulation ralentit et s’arrête dans un rugissement de klaxon car le chauffeur d’une camionnette a décidé de changer une roue en plein milieu d’un virage. Du coup, les enfants-vendeurs de journaux en profitent pour passer entre les véhicules en même temps que les vendeurs de fruits ambulants sur leur bicyclette, transportant des paniers tressés en bambou chargés de bananes et de mangues.

De part et d’autre de la route sont alignés d’innombrables bicoques en bois vendant pâtisseries, boissons, gadgets, … A cela, vous ajoutez des enfants jouant sur la bas côté, à 50 cm de la circulation, des chiens errant de droite à gauche, le tout noyé sous une mer de verts cocotiers, palmiers et bananiers.

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Bref, nous finissons par arriver à Argao, tout juste une bourgade, absolument pas touristique, parfait donc pour récupérer du voyage et se faire une première idée du pays.

Ce qui m’a frappée :

·         Les tricycles et mini-van sont tous customisés selon les goûts de propriétaire. Des fois (et même très souvent) c’est un poster de Jésus sur la vitre arrière, d’autres fois ce sont de vrais patchwork de couleurs et parfois, certains misent tout sur la sono. En tout cas, ce sont des moyens de transport très bon marché (quelques centimes d’Euro la course à condition de ne pas se faire avoir par la casquette « touriste » qui fait rapidement augmenter les prix. Dans tous les cas, ne pas hésiter à marchander :p )

·         J’ai régulièrement eu l’impression de vivre dans une ferme géante. Poules, poussins, biquettes, cochons, chiens, chats circulent partout et absolument librement où bon leur semble. Le problème, c’est que les philippins n’y prêtent pas attention et bien souvent, lorsqu’ils conduisent, ne ralentissent même pas lorsqu’un animal se met à traverser la route. Ames sensibles s’abstenir donc car il n’est pas rare de voir des animaux écrasés sur la route. Il ne nous aura fallu qu’un jour pour voir un chien se faire percuter par un camion…

·         La nourriture est délicieuse. Beaucoup de poisson, de sauce sucrée-salée ou à base de lait de coco. Autant vous dire que je me suis faite plaisir :)

Deux jours donc de détente à Argao avant que les choses sérieuses débutent… La suite au prochain post !

Philippines-Argao
Album: Philippines-Argao
Premiers jours aux Philippines.
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Ca sent la fin (ou presque)

Les cours sont finis et les premiers retours au pays d’origine sont imminents. Pour plus de la moitié des étudiants étrangers en programme d’échange universitaire, l’aventure nippone approche de sa fin. Afin de ne pas avoir de regrets avant le départ, ces derniers jours se sont donc quelque peu intensifiés. D’abord, nous avons visité une compagnie traditionnelle japonaise de textile, Kawashima, qui a mis au point des techniques de tissage qui lui sont propres et qui ont fait sa réputation. Un de ses métiers d’œuvre est notamment le tissage d’obi* dont les plus chers peuvent atteindre plusieurs millions de yen…

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Puis exploration de la gare de Kyoto. Qu’y-a-t-il à explorer dans une gare, me direz vous ? A peu près onze étages de boutiques et de resto et des escaliers au sommet surplombant toute la gare ; de quoi vous donner le vertige…

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Puis, retour à Fushimi Inari, dont je vous avais déjà parlé ici, et où l’on s’est prêté au jeu de « l’omokaruishi ». En gros, vous avez une grosse pierre devant vous. Avant de la soulever, vous devez faire un vœu puis, si la pierre vous semble plus lourde que ce que vous aviez imaginé, c’est que votre vœu sera difficilement réalisable… La pierre a semblé lourde à tout le monde Mecontent

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Vendredi dernier, l’université organisait une cérémonie de remise de diplôme avec pléthore de discours et un show musical pour le moins surprenant.

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Et j’ai également passé une journée à Kyoto avec deux missions à remplir : visiter le pavillon d’or (OK !) et retourner au Food Market afin d’acheter une brochette-octopus, la gouter et raconter comment j’ai vécu la chose à mon petit frêre Léo. Désolée mon Lapin-Calin, j’ai failli à ma mission car en étudiant la chose de plus prêt, l’octopus n’est absolument pas cristallisé façon « pomme de fête foraine », c’est sa vraie couleur !!! Et si ça semble si brillant, c’est juste parce que c’est gluant et donc luisant !!!! Mais t’inquiète mon Doudou, je remplirai ma mission, j’ai juste besoin de me faire à l’idée ! Et puis, apparemment, la tête est évidée et le cerveau est remplacé par un œuf de caille ; bonne nouvelle, non ^^ ?!

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Enfin bref… ça sent la fin, ou presque, car après le Spring Break, je repars pour un second semestre avec de nouvelles têtes et nationalités. Ca sera différent, mais, je l’espère, tout aussi passionnant.

D’ici là, souhaitez moi de bonnes vacances ; de nouveaux articles seront postés après mon retour des Philippines, héhéhé 

*obi : ceinture traditionnelle japonaise servant à maintenir fermé le kimono.

Akemashite omedetoo gozaïmasu

Traduisez « Bonne année » !    

-          T’es en retard, me direz-vous. Et en plus, ça fait des lustres que tu n’as rien posté !

Mille excuses, c’est la période qui veut ça. Comment décrire cette espèce de langueur qu’il y a au Japon entre les fêtes de Noël et le Spring break approchant. Oui, oui, les vacances de Printemps comment ici le 20 janvier et durent deux mois. Dur dur donc de se mettre dans le bain pour seulement trois semaines. On a la tête dans les nuages, les pensées tournées vers des vacances prometteuses, mais le boulet-examens nous maintient bien fermement les pieds sur terre…

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Du coup, pour casser cette langueur et faire une pause dans les révisions, hé bien, on fait comme les japonais, on va prier pour cette nouvelle année ! Les trois premiers jours de janvier, les japonais se rendent en masse dans les temples shintoïstes afin de se procurer le précieux « omikuji » ou papier vous disant si l’année entamée sera chanceuse ou non. Si la réponse est négative, afin que le mauvais sort ne vous poursuive pas, il faut accrocher ce papier aux branches des arbres ou aux filins du temple.

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J’ai essayé et ai laissé mon ptit papier dans le temple mais vous pouvez bien sur tenter votre chance (moyennant argent bien sur) jusqu’à obtenir l’omikuji gagnant ^^ Ce qui est paradoxal durant ces trois jours c’est que ces lieux de prière et de recueillement se transforment presque en foire. Des centaines d’échoppes de nourriture, de jeux, … sont installées pour l’occasion. Opportunité pour picorer à droite à gauche et découvrir de nouveaux plats :p

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Certains ont même poussé la découverte des spécialités culinaires japonaises un peu loin (à mon goût) en testant le sushi de baleine… Ce n’est donc pas un mythe, les japonais mangent de la baleine !! Pour le coup, ce jour-là, il y a eu du mouvement. Entre doutes, excès de zèle et hésitations, c’est dingue ce que deux petits bouts de mammifère peuvent créer comme agitation !

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Et parfois l’inertie se rompt d’elle-même : je viens enfin d’obtenir les précieuses données qui me manquaient pour pouvoir avancer dans mon mémoire sur le combat de sumo. Après cinq mois, le vrai travail va enfin pouvoir commencer !

Et oui, au Japon, c’est comme ça, il faut laisser du temps au temps ^^

Christmas Potluck* !

C’est marrant comme la vie est faite. La semaine dernière, j’écrivais un article comme quoi j’avais du mal à me mettre dans l’ambiance de Noël. Juste après l’avoir posté, ma copine suédoise Hanna m’a rendu visite, une bouteille de Glögli (prononcez « glôôôgue ») dans les mains. Autrement dit, nous avons partagé ensemble le traditionnel vin chaud épicé suédois qui s’agrémente de raisins secs et d’amandes. Et là, magie ! Les effluves de cannelle et de clou de girofle dans l’appartement, l’ambiance tamisée des guirlandes lumineuses, les saveurs d’amande et de raisin sec se mélangeant au vin sucré ; Noël était enfin là ! Galvanisées par le délicieux breuvage, nous avons commencé à monter un plan de sauvetage pour Noël ; c’est décidé, le réveillon se déroulera chez moi avec le groupe d’étudiants étrangers. Chacun devra cuisiner un plat de son pays et offrir un petit cadeau à la personne dont il aura tiré le nom au hasard.

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Pendant une semaine, tout le monde s’est donc creusé la tête pour savoir ce qu’il allait bien pouvoir offrir et préparer. Le résultat était plus qu’appétissant et des talents culinaires se sont révélés ^^

Nous avons donc eu droit à des galettes pakistanaises fourrées aux pommes de terre (Pakistan), des escalopes de porc aux herbes (Canada : oui oui, c’est pas vraiment une spécialité du pays mais apparemment, la seule spécialité du coin, c’est le sirop d’érable donc bon…), des beignets sénégalais (Sénagal), des boulettes de viande (Suède), du Glögi (Suède), un gratin de pommes de terre (Suède), du poulet sauce aigre-douce (Chine), du saumon cuit au bbc et des ailes de poulets épicées (USA) et une bûche de Noël (France : je n’ai pas pu m’en  empêcher ^^).

Réveillon de Noël

Bref, autant vous dire que l’on a tous failli exploser mais que ce fut vraiment un moment chaleureux, réunis autour de différentes cuisines nous permettant de nous connaitre encore un peu mieux. Ce soir là, je pouvais vraiment dire « I feel it in my fingers, I feel it in my toeeees ….” ! 

Album de Noël
Album: Album de Noël

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Potluck : expression anglophone pour décrire un repas où chaque convive amène un plat.

I feel it in my fingers, I feel it in my toeees…

…. Christmas is all around me and so the feeling grows…. Ou pas ! J’essaye pourtant de me mettre dans l’ambiance de Noël mais je n’y arrive pas. Ca fait au moins deux semaines que guirlandes lumineuses et boules de Noël sont accrochées un peu partout dans mon appartement, mais la sauce ne prend pas ! Il faut dire, le cadre nippon rend la chose difficile. Les décorations et illuminations se font discrètes (seul le sapin de Noël de la gare de Kyoto envoie du lourd), et les chants de Noël ont beau passer en boucle depuis au moins un mois dans toutes les boutiques, ce n’est pas pour autant que les japonais fêtent vraiment Noël. Par exemple, vous, petits veinards, vous débutez tout juste vos vacances de Noël ; tandis qu’ici, les cours se poursuivent encore une semaine car le concept de Réveillon de Noël n’existe simplement pas. Il se célèbre juste entre amoureux, comme nous le ferions nous pour la Saint Valentin. A l’inverse, le Nouvel An se fête en famille. Enfin bref, tout ça pour dire que mes vacances de Noël ne débutent que le soir du 24, ce qui ne laisse pas trop le temps de se mettre dans l’ambiance. Fait amusant, le 23 décembre est férié car c’est l’anniversaire de l’empereur. Mais ne comptez pas sur les japonais pour faire le pont jusqu’au 25 ^^

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Quitte à fêter Noël au Japon, je me suis donc intéressée à leurs coutumes pendant cette période. En interrogeant mes camarades japonais, voici ce qu’il en est ressorti : outre le fait que Noël se fête entre amoureux et le Nouvel An en famille, il est de coutume que les employés envoient une carte de vœux à leur patron, voire à leurs collègues. Quant à notre tradition de bonne résolution, au Japon elle sert juste de prétexte à un exercice d’écriture en primaire et au collège en demandant aux élèves de calligraphier comment ils comptent s’améliorer pour l’année suivante.

Bref, rien que l’on puisse vraiment reproduire, nous, étudiants étrangers, attachés à nos cosy réveillons, et leurs lots de feux de cheminée crépitant, de dindes dorant dans le four, de foie gras, de chocolats…, haaaa, je me fais du mal. Bref, un réveillon de sauvetage s’est donc organisé mais ça, c’est une autre histoire … ^^




Mes albums récents

  • Album : Siquijor
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  • Album : Bohol et Panglao
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  • Album : Philippines-Argao
    <b>img3897.jpg</b> <br />
  • Album : Album de Noël
    <b>Réveillon de Noël</b> <br />
  • Album : Automne de nuit
    <b>kyotofall097.jpg</b> <br />

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